Alexander CALDER (1898-1976) - Lot 74

Lot 74
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Alexander CALDER (1898-1976) - Lot 74
Alexander CALDER (1898-1976) Untitled, 1974 Stabile-mobile en tôle et fils de cuivre partiellement peints rouge et blanc. Monogrammé et daté 74 sur le pied en gravure. Hauteur : 13,33 cm Largeur : 16,50 cm Profondeur : 5,1 cm Cette œuvre est enregistrée dans les archives de la Fondation Calder de New-York sous le numéro de soumission : A-30857 Provenance : - Offert par l'artiste à Mme R. ; - Par descendance à l'actuel propriétaire. « Calder partage, avec Picasso, avec Le Corbusier, le privilège d'être devenu un nom commun. En parlant d'une sculpture qui bouge, on dit « c'est un calder ». Perdant sa majuscule, ce nom devient objet » Pierre Gaudibert, conservateur au Musée d'art moderne de la Ville de Paris. Toute l'œuvre d'Alexander CALDER repose sur le mouvement, qu'il explore dès la création de son cirque miniature, sa première œuvre. En 1932, il révolutionne la sculpture, et marque l'histoire de l'art en animant ses formes par le seul souffle de l'air, introduisant une dimension imprévisible. De statique la sculpture peut être mobile. Il y a un avant et après Calder. Cet artiste accomplit le tour de force de faire de la tôle et du fer, matières brutes et ordinaires, des œuvres d'une puissant esthétique et poétique. Artiste très méticuleux, Alexander Calder a attaché un grand soin, jusqu'à la fin de sa vie à la réalisation de ses œuvres. Ses stabiles et mobiles, souvent noirs, sont parfois ponctués de rouge de blanc et de jaune dans un registre très réduit qui rappelle à la fois l'architecture moderne et, plus encore, l'héritage de Mondrian dont Calder a subi une très forte influence. Jean-Paul Sartre parle du mobile comme : « une petite fête locale, un objet défini par son mouvement et qui n'existe pas en-dehors de lui, une fleur qui se fane dès qu'elle s'arrête, un jeu pur de mouvement comme il y a de purs jeux de lumières » « ... la lumière se croisait venant de chaque côté par des fenêtres opposées et je songeai à ce moment combien il serait beau que tout se mit à bouger, bien que Mondrian lui-même n'approuvait pas mon idée. Je revins chez moi et me mis à peindre. Mais un fil de fer, ou quelque autre matière à tordre, courber ou déchirer est toujours un meilleur stimulant pour ma pensée...» Alexander Calder, lors de sa visite de l'atelier de Mondrian, en 1930
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