Beau glaive ou épée de commandement de général de brigade ou - Lot 231

Lot n° 231
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Estimation :
12000 - 15000 EUR
Résultats sans frais
Résultat : 10 200EUR
Beau glaive ou épée de commandement de général de brigade ou - Lot 231
Beau glaive ou épée de commandement de général de brigade ou de division, modèle dérivé de celui de l'an VI (20 thermidor an VI - 7 août 1798), provenant de la descendance du contre-amiral Infernet, attribué par tradition familiale au général Masséna : Garde en laiton ciselée et dorée, croisée droite en forme de carquois avec ses flèches et, sur le devant, son arc, à l'arrière gravée d'écailles, le nœud de corps, porte sur le devant, un clavier en forme d'écu ciselé au centre d'un coq dressé, à l'arrière un écu plus simple, perpendiculaire en forme d'écu est gravé d'écailles ; elle est équipée, en-dessous, d'une entrée de fourreau guillochée ; pommeau en forme de toupie, gravé de grecques et de feuilles de lauriers, sommet en forme de gland ; fusée en ébène cannelée, ornée, sur le devant, d'un foudre d'état-major découpé avec des éclairs, à la base une bague ciselée de feuilles de chêne. Lame à section losangée, à deux gorges centrales sur chaque face, gravée, dorée et bleuie au tiers. Fourreau de bois recouvert de chagrin, trois garnitures et attelles en laiton doré ; chape gravée de demi rosaces de feuilles de lauriers et agrémentée d'une bague guillochée, ornée de perles et de feuillages en suite avec l'entrée de fourreau ; bouton de chape rectangulaire à pans coupés, ciselé d'une tête de Méduse ; garniture centrale gravée d'un foudre d'état-major, ornée de deux bagues en suite, les extrémités trapézoïdales gravées d'écailles ; bouterolle ornée de deux bagues en suite et gravée, au milieu, d'un caducée, et, à l'arrière de feuilles de chêne ; dard joliment découpé ; attelles gravées de filets et d'un léger décor. Longueur totale 94 cm. Fabrication d'un fourbisseur parisien, peut-être Juste (1786/1818) ou Dupont (vers 1780/1823). Époque Directoire. Très bon état. PROVENANCE : descendance du contre-amiral Louis Antoine Cyprien INFERNET, par les femmes. Ce glaive lui aurait été donné par son cousin germain le général, puis maréchal, André MASSÉNA, qui reçut en récompense nationale son glaive de général de division provenant de la Manufacture de Versailles, BOUTET directeur artiste, le 29 ventôse an VII (19 mars 1799), équipé de son baudrier (dit "bricole" à cette époque) en cuir écarlate, brodé d'or, inventorié au n° 234, au prix de 1 200 francs (référence archives du musée de l'Armée). Le glaive que nous présentons est certainement celui que possédait le général MASSÉNA, avant, et qu'il n'a peut-être plus porté après la réception de celui de la Manufacture de Versailles. On peut supposer qu'il l'offrit, plus tard, à son cousin. Le glaive présenté n'a pas pu être porté par l'amiral INFERNET, car, à cette époque, il n'était que capitaine de vaisseau (grade équivalent à celui de colonel dans l'armée), d'autre part ce n'est pas un glaive de marine et, de plus, sa nomination en tant que contre-amiral n'a eu lieu qu'à sa mise à la retraite, le 1er juillet 1814, confirmée aux Cent-Jours par décret du 4 mai 1815. INFERNET Louis Antoine Cyprien, né à Nice le 11 juillet 1756 (soit deux ans avant MASSÉNA dans la même ville) † à Toulon, rue Bonaparte, n° 25, le 4 mai 1815, cousin germain de MASSÉNA par sa mère. Il commença sa carrière comme novice le 8 mai 1770, puis comme mousse le 26 janvier 1771, sur le Cheval Marin, puis servit comme écrivain sur le même navire. Entré dans la marine royale comme matelot, le 9 mars 1776, sur la frégate L'Atalante en station au Levant ; il fut ensuite embarqué comme timonier, le 14 avril 1777, sur le vaisseau de 64, La Provence, armé à Toulon pour croisière en Méditerranée (avril/décembre 1777) ; aide-pilote, le 28 février 1778, sur le vaisseau de 64 Le Vaillant pour faire partie de l'armée navale du Comte d'Estaing (février 1778/décembre 1779) faisant campagne en Amérique et aux Antilles ; aide-pilote sur le vaisseau de 118 le Terrible ( juin/décembre 1780) ; puis officier auxiliaire le 15 janvier 1781, sur le vaisseau de 74 le Scipion ; premier pilote le 27 février 1781, sur le vaisseau de 74 Le César ; combat du Fort-Royal, prise de Tobago, bataille de la Chesapeake le 5 septembre 1781, siège et capitulation de Yorktown… Il fut blessé à la jambe droite, à la bataille des Saintes, le 12 avril 1782, contre l'escadre anglaise de Rodney, fait prisonnier de guerre. Il obtint le brevet de capitaine marchand, le 23 novembre 1786. Il reprit son service au commerce en qualité de second capitaine, le 3 avril 1787, sur Le Surveillant (avril 1787/août 1789)… Avec la Révolution et le déclanchement des hostilités avec l'Angleterre, il rentra de nouveau au service de la marine de l'État, avec le grade d'enseigne de vaisseau, le 10 décembre 1792 ; nommé lieutenant de vaisseau, le 1er mars 1793 ; commandant le la frégate La Vestale en station à Villefranche (27 avril 1793/8 mai 1795) ; capitaine de vaisseau d
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