VIVIEN Renée (Pauline Tarn, dite) [Londres, 1877 - Paris, 19 - Lot 200

Lot n° 200
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VIVIEN Renée (Pauline Tarn, dite) [Londres, 1877 - Paris, 19 - Lot 200
VIVIEN Renée (Pauline Tarn, dite) [Londres, 1877 - Paris, 1909], femme de lettres anglaise d'expression française. Ensemble de 5 lettres autographes signées, adressées à Kérimé : —Blois [1906] ; 4 pages in-8°. « Je n'ai plus de nouvelles de toi ma rose parfaite, et cela m'attriste et m'inquiète infiniment. J'ai peur pour toi des pensées dont tu te tortures dans l'ombre de ta solitude. Ne te supplicie point, ma fleur brune, par de cruelles et vaines imaginations. Et sois assurée que je t'aime d'un amour passionné. […] Je compte venir en mais à Constantinople : le 15 mai au plus tard. M'aimeras-tu encore lorsque je reviendrai auprès de toi ? Ou m'auras-tu déjà oubliée ? Ta douce et touchante image est devant mes yeux, toujours. ». — [23 avril 1906] ; 4 pages in-8°. « Je suis sans nouvelles de toi depuis plus de vingt jours et mon inquiétude est devenue de l'angoisse. Tu m'oublies ... ou bien tu te tortures par des pensées injustes pour moi. Je ne sais que croire, et les journées sont lourdes, lourdes. […] Penses-tu quelquefois à moi pendant tes heures de songerie vague ? » — [1906] ; 6 pages in-8°. « J'ai reçu ta carte postale avec une douloureuse résignation très chère, — et avec un peu d'étonnement, en somme, car ton silence si extraordinairement prolongé m'avait fait deviner la cause de "ton état d'âme". Tu ne m'aimes plus : et je ne t'en ferai point le plus léger reproche... L'amour est si involontaire ! Et, puisque tu le désires, je ne viendrai point à Constantinople en mai. Lorsque, plus tard, j'y retournerai, j'éviterai la maison qui fut pour moi le palais féerique où règne la chimère. Je te serai reconnaissante éternellement d'être le souvenir le plus beau, le plus poignant, le plus adorable de ma vie amoureuse […]. Car je t'aimais ma princesse brune, ma rose parfaite .... et je t'aime aujourd'hui encore... et je souffre de cet amour. » — [Août 1906] ; 4 pages in-8°. « Adorable Adorée, ta lettre de Smyrne et celle de Mytilène ont fait chanter mon coeur, ineffablement ... Merci, et merci encore et encore merci. […] Te souviens-tu ? Tu me faisais de tendres petites scènes parce que j'arrivais en retard (bien involontairement, crois-le !). Combien je me désole ma chère Douceur d'être la cause de tant de soucis et de tourments pour toi ! » — [1906] ; 3 pages in-8°. « Ta lettre m'a été une joie immense, ma Brune mille fois adorable. Ainsi, tu m'aimes encore et tu ne m'as point encore oublié ! Que la Déesse des Amoureuses te rende au centuple le bonheur que cet aveu a mis en moi ! Je te jure ma rose parfaite, que je n'ai point revu ta soeur depuis son départ de Monte-Carlo (tu vois qu'il y a longtemps de cela. ) Je ne la reverrai plus jamais si tu le veux même si tu le désires. […] Je t'adore d'un amour unique et merveilleux. Tu es ma fleur de songe, ma clarté lointaine, mon beau désir. »
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