DAMESME Édouard [Fontainebleau, 1807 - Paris, 1848], général - Lot 108

Lot n° 108
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Estimation :
400 - 600 EUR
DAMESME Édouard [Fontainebleau, 1807 - Paris, 1848], général - Lot 108
DAMESME Édouard [Fontainebleau, 1807 - Paris, 1848], général français. Ensemble de 32 lettres entièrement autographes, adressées à son camarade, le futur colonel Joinville. De 1826 à 1833 ; 85 pages in-4° principalement, marques postales. La correspondance commence lorsque Damesme est encore à Saint-Cyr, se poursuit lors de son affectation au régiment de Hohenlohe, puis au 63e RI, et enfin au 58e RI, pendant l'intervention Française en Belgique et le siège d'Anvers de 1832. — Lettre autographe signée. Saint-Cyr, le 9 octobre 1826. 3 pages in-4° ; en-tête imprimée « École Royale Spéciale Militaire de Saint-Cyr », avec adresse et marques postales. Il donne des nouvelles des camarades et évoque une série de duels : « Nous avons entendu parler de duels : Greslot a, dit-on, un coup de sabre dans le ventre, Pèlerin est blessé à la cuisse, et Richement est soi-disant sur le lit pour trois mois ; quant à D'Hubingher, on dit que, Duportail ayant chuté, il se précipitait pour le percer lorsque les témoins l'ont empêché. Il paraît que le fameux Casbou a couillonné avec Chassepot, cela ne m'étonne pas beaucoup. » — Lettre autographe signée. [Saint-Cyr], le 5 juin 1827 ; 3 pages in-4°, avec adresse et marques postales. Long récit des incidents survenus à l'Ecole, qui ont conduit le colonel à punir le « premier bataillon de l'Armée ». — Lettre autographe signée. [Saint-Cyr], le 5 août 1827 ; 4 pages in-4°, avec adresse et marques postales. Il envisage d'entrer dans les Gardes du Corps, mais craint l'absence d'avancement. Il raconte ses sorties au café Flament : « Je suis revenu à cheval […] et j'ai eu le talent de foutre un Suisse par terre avec mon cheval. Furieux, il a tiré son sabre et m'a poursuivi, mais il ne pouvait lutter à la course avec un quadrupède. » Puis il donne la liste des élèves de la promotion avec leur grade (environ 70 noms cités). — Lettre autographe signée. [Saint-Cyr], le 12 août 1827 ; 2 pages in-4°, avec adresse et marques postales. Il a encore été puni à l'École. Il souhaite maintenant rejoindre le régiment de Hohenlohe. Il vient de terminer les exercices d'artillerie. — Lettre autographe signée. [Lille, octobre 1827.] 2 pages in-4°, avec adresse et marques postales. Il est à Lille en congé chez son beau-frère. « Je ne fais que boire toute la journée […]. Lundi, j'ai vu fondre et baptiser six cloches, les cérémonies sont assez bizarres, on habille les cloches comme un enfant, et on fait les ablutions […]. J'ai trouvé ici le 6e léger qui est reparti vendredi […]. Il reste maintenant le 30e et le 13e de ligne. » Puis il raconte les manoeuvres des régiments et la visite des remparts. — Lettre autographe signée. [Rochefort, janvier 1828] ; 3 pages in-4°, avec adresse et marques postales. Il est arrivé à Rochefort le 28 décembre ; le voyage a été agréable « comme le temps était beau, nous montions toute la journée sur l'impériale, afin de dire des naïvetés aux passants en entrant dans les villes […]. Je suis installé au régiment [de Hohenlohe] depuis le 2 janvier. […] 1 ere compagnie du 1er bataillon […] pas loin de la musique. M. Stenberg que je remplace est aux galères à Brest, pour un faux […]. Mon capitaine est M. Bolla […]. Mon chef de bataillon, M. Bay, italien, jaloux, et par conséquent cocu […]. Mon adjudant-major, M. Bizaret, français, ancien élève de Saint-Cyr du temps de Bonaparte, fils du général. » — Lettre autographe signée. [Rochefort, le 6 août 1828] ; 3 pages in-4°, avec adresse et marques postales. « Je suis devenu ermite, il y a un mois que je n'ai dégraissé le pistolet […]. La duchesse de Berry est passée à Rochefort. On a forcé devant elle une frégate dans la Charente […]. Le samedi, au bal, à la salle des spectacles, la duchesse a dansé deux contre danses, et croirais-tu qu'on ait été assez canailles pour applaudir […]. La canicule fait dans ce moment ici beaucoup de ravages, il y a à peu près 400 hommes à l'hôpital ; depuis 15 jours, nos soldats ont à peine une nuit de repos, songe qu'il y a tous le jours 250 hommes de garde dans le port. » — Lettre autographe signée. [Rochefort], le 15 septembre 1828 ; 3 pages in-4°, avec adresse et marques postales. Il est sorti la veille de l'hôpital après un séjour de trois semaines. « Cette garce de fièvre m'a travaillé ferme […]. On m'a fait avaler en masse des pilules de quinine […]. Il règne une fièvre comme aux colonies […] notre général inspecteur le baron Hurel est ici depuis 8 jours. […]. Le lendemain de la revue d'ensemble, la fièvre l'a pris, et depuis il est resté sur le flanc […]. M. Léger est parti avant-hier pour les colonies. […] Son oncle l'a envoyé à la recherche de la fièvre jaune […]. M. Becquet est en prison de ville pour une affaire très grave que personne autre que le colonel ne connait. » — Lettre autograph
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