Commode en acajou et placage d'acajou ondé ; de forme rectan - Lot 76

Lot n° 76
Aller au lot
Estimation :
40000 - 60000 EUR
Résultats sans frais
Résultat : 69 500EUR
Commode en acajou et placage d'acajou ondé ; de forme rectan - Lot 76
Commode en acajou et placage d'acajou ondé ; de forme rectangulaire, elle ouvre par six tiroirs sur quatre rangs, dont trois dans la partie haute, celui de gauche présentant l'écritoire muni de quatre petits tiroirs et présentant une tablette à écrire gaînée de maroquin vert à vignettes à méandres ; la traverse basse à tablier centré d'une palmette et d'enroulements à rosaces en bois sculpté, doté et patiné à l'antique. Elle est agrémentée d'un double filet de laiton et d'un décor de bronze ciselé et doré au mat à encadrements à cordelettes, étoiles, masques de Diane laurée, griffons, palmettes et boutons de tirage à petites rosaces ; la basse soulignée d'une large doucine. Elle repose sur des pieds griffés. Attribuée à Adam Weisweiler. Adam Weisweiler, ébéniste reçu maître en 1778. Époque consulat (légers manques et fentes aux côtés ; manque un bronze initialement destiné à masquer l'accueillage de la serrure haute). Plateau de marbre portor. H. 98 cm - L. 155 cm - P. 62,5 cm Provenance : Commande pour la chambre à coucher au 1er étage de l'hôtel d'Elbeuf, résidence de Jean-Jacques-Régis de Cambacérès (1753-1824) ; Collection de Monsieur Jean Lefèvre, constituée dans les années 1950 ; Par descendance à l'actuel propriétaire. Bibliographie : Le décor d'aujourd'hui, n°89, 1954. Insignes souvenirs impériaux (rep. P. 298). La composition élaborée de cette commode, particulièrement le traitement original de la traverse basse de façade et des pieds en griffes de lion, s'inspire directement d'un projet de commode de Charles Percier qui se trouvait anciennement dans la collection Roche. Ces deux particularités ne se retrouvent essentiellement que sur des meubles, parfois rapprochés de l'atelier des Jacob, mais plus logiquement attribués à Adam Weisweiler et probablement réalisés par l'ébéniste sous la supervision du marchand-mercier parisien Martin-Eloi Lignereux. Parmi ce groupe restreint de meubles, nous pouvons citer notamment : une commode en laque du Japon, en suite avec un secrétaire, qui a fait partie des collections Hamilton Palace et qui est illustrée dans P. Lemonnier, Weisweiler, Editions d'Art Monelle Hayot, Paris, 1983, p.60-61 ; ainsi qu'un secrétaire à abattant à plaques de marbre blanc et riche décor de bronze ciselé et doré qui est conservé dans les collections royales espagnoles (illustré dans L Feduchi, Colecciones Reales de Espana, El Mueble, Editions Patrimonio nacional, 1965, p.273) ; enfin, mentionnons particulièrement deux commodes offrant des traverses basses et des pieds identiques à ceux de la commode proposée, l'une ornée de panneaux en laque du Japon, l'autre de panneaux en biscuit de Wedgwood, qui sont conservées dans les célèbres collections du Musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg. De tradition familiale, la provenance de ce meuble est attachée à l'Archichancelier et deuxième Consul Cambacérès, toutefois, les recherches entreprises précédemment n'avaient pas permis de confirmer avec certitude cette illustre provenance, la relecture attentive de l'inventaire de l'Hôtel d'Elbeuf dressé en 1808 et conservé aux Archives nationales, alors cédé par Napoléon avec son mobilier à l'Archichancelier, permet aujourd'hui de localiser la commode que nous proposons dans la chambre à coucher au 1er étage dudit hôtel : « Une comode, neuve, genre antique, à dessus de marbre portor, la dite en bois acajou, ornée de bronze doré au mat, la devanture à 3 petits tiroirs, dans l'épaisseur de la frise, avec têtes de Mercure et griffons, 3 grands tiroirs au dessous avec différentes entrées de serrures et poignées formées par des boutons, les panneaux des côtés à à couronnes de feuilles de laurier et têtes de Diane, les traverses du bas à moulures dorées et parties en couleur de bronze antique, pieds à griffes de lion et cadre de baguettes avec filet de cuivre doré 1m55c de large 1m de haut ». Luxueusement aménagé par le Garde-Meuble aussi bien avec des meubles et objets du siècle précédent que réalisés à la dernière mode de Paris, l'hôtel était situé à l'angle de la rue Saint-Nicaise et de la place du Carrousel, à proximité de l'endroit occupé de nos jours par le Pavillon Mollien. Adam Weisweiler (1744-1820), ébéniste reçu maître à Paris le 26 mars 1778. Installé dans le quartier du Faubourg Saint-Antoine, il acquiert rapidement une grande notoriété et devient l'un des ébénistes les plus importants de la fin du règne de Louis XVI. Il travaille pour les plus importants amateurs du temps par l'intermédiaire des marchands Dominique Daguerre et Martin-Eloi Lignereux. Pendant la période des troubles révolutionnaires, il ne semble pas être trop affecté par les évènements et achète plusieurs immeubles. Son activité perdure sous l'Empire, période au cours de laquelle il travaille notamment pour la reine Hortense. Martin-Eloi Lignereux (1751-1809) est l'un des plus importants marchand-merciers, comprenez marchands d'objets de luxe, du dernier quart du XVIIIe siècle et des premières années du siècle suivant. Le
Mes ordres d'achat
Informations sur la vente
Conditions de vente
Retourner au catalogue