HUGO Victor [Besançon, 1802 - Paris, 1885],... - Lot 29 - Oger - Blanchet

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HUGO Victor [Besançon, 1802 - Paris, 1885],... - Lot 29 - Oger - Blanchet
HUGO Victor [Besançon, 1802 - Paris, 1885], poète et écrivain français.

Ensemble de correspondances : 6 lettres autographes signées.



Lettre autographe signée adressée à l'éditeur Mame. « Ce mercredi soir » [1830]; 1 page in-8°.

« Je prie Monsieur Mame d'avoir la bonté de me faire savoir demain matin par un mot si les envois d'exemplaires ont été faits aux journaux. J'en ai déjà reçu plusieurs plaintes et il ne faut pas les mécontenter. Il est donc urgent qu'Hernani leur soit promptement envoyé. Voici, je crois à quels journaux surtout il importe de déposer l'ouvrage :

Tous les journaux politiques, y compris bien entendu le Globe, le temps et le National.

Puis : le Figaro, le Sylphe (journal rose), le Courrier des Théâtres, la Revue de Paris, le Mercure, etc.

De votre parfaitement dévoué

Vor H. »

Lettre autographe signée. 7 septembre 1850 ; 3 pages 1/2 in-4°.

« Votre lettre, Monsieur et honorable collègue m'a touchée comme si j'avais senti le serrement de votre main. J'ai à peine quitté Paris, M. Louis ... m'avait à proximité, tous les huit jours il me brule le larynx, et quoique reactionnaire en blanc (ou noir, comme vous voudrez de la nuance Montalembert), il fait son possible très..... pour que je puisse parler en novembre. J'ai tord de dire de la nuance Montalembert, car, sous prétexte de me guérir le larynx un jésuite vrai me tordrait le cou.

Vous avez raison, l'hiver sera rude, tous ces gens là sont enragés, fous ou aveugles. Ils prennent le siècle et le peuple à l'envers et leur cerveau est comme ils voudraient que le peuple et le siècle fussent. Un de ces jours, l'esprit du temps se lèvera, les frappera d'un revers de main, et les écrasera en ne voulant que les souffler. C'est la chance que courent les nains qui s'attaquent aux géants.

Que Dieu intervienne à temps et nous sauve !

Si j'avais quitté vraiment Paris, certainement je n'aurai pu résister à votre bonne et gracieuse offre et vous m'auriez vu dans le jardin ou vous rêvez l'avenir et où vous trouvez la sagesse. Votre hospitalité ressemble à votre esprit ; elle est douce et généreuse. Vous me direz : qu'en savez-vous ? Je le sens, ce qui vaut mieux que le savoir.

Je retire ce mot vaut mieux, car savoir votre hospitalité, c'est avoir vécu près de vous sous votre toit à votre foyer, et rien ne dédommage de cela.

Plaignez-moi donc, mon cher collègue, de n'avoir pu être votre hôte, et consolez-moi, le 11 novembre en redevenant mon voisin.

Je vous serre la main

ex imo

Victor Hugo. »

Lettre autographe signée « Victor Hugo », adressée à M. Savatier-Laroche. Paris, 18 septembre [1851]; 1 page in-12 , enveloppe jointe.

« Vos bonnes paroles, cher et honorable collègue, nous vont au coeur. Ma femme et mon fils en sont bien touchés. Je vous écris ces quelques mots à la hâte, car vous voyez que pour moi, il n'y a pas de repos, et que le combat ne cesse pas pendant les vacances. C'est là ce qui m'empêche de me rendre à votre douce et cordiale invitation. Quel bonheur puissant ce serait pour moi d'aller vous serrer la main! Il faut y renoncer cette année. Voilà mes deux fils en prison. mais ils ne sont pas concernés, c'est moi qu'ils visent. Qu'importe. Dieu, le peuple et la république prévaudront. Victor Hugo. »

Lettre autographe signée « V.H. », adressée à Jules Janin. Hauteville House, 16 mai [1858] ; 2 pages in-8 sur papier pelure.

« Je vous salue et je vous aime. Je vous envoie, poëte, en échange de votre livre, sous les rayons de mon ciel et sous les souffles de mon océan, et je ne sais vraiment pas si je ne suis pas encore en reste de souffles ou de rayons. Oui, car ce sont vraiment là des pages inspirées et charmantes. Vous êtes toujours le magicien; rien ne vous est impossible; vous avez fait un livre éclatant sur un homme malheureux et un livre vaillant sur un homme lâche.

Je n'aime pas Ovide, mais j'aime Jules Janin ; vous avez tout de sa poésie et il n'a rien de votre bravoure. En somme, vous honorez les lettres, et je vous en remercie. S'il y a encore une académie, vous devez en être. Vous en êtes n'est-ce pas ? A moins qu'il n'y ait plus d'académies.

Mais la grande, la vraie, la seule académie, la langue française, celle là est immortelle, celle-là est éternelle, et vous en êtes et vous en étiez hier, et vous en serez demain. Vous y êtes installé entre Diderot et Beaumarchais, la place est triomphante et nul ne vous y succédera.

L'absent vous remercie de prononcer son nom quelque fois.

Ex imo

V.H. »

Lettre autographe signée « Victor Hugo », adressée à M. Savatier-Laroche. Hauteville House, 16 janvier 1873 ; 1 page in-8 , enveloppe timbrée de Guernesey jointe.

Extraordinaire lettre d'exil : « Votre souvenir me touche profond
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