RICHARD Félix (Lyon, 1809 - Paris, 1876) - Lot 306

Lot 306
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RICHARD Félix (Lyon, 1809 - Paris, 1876) - Lot 306
RICHARD Félix (Lyon, 1809 - Paris, 1876) Le vieux pont du change, Lyon. Vers 1840. Daguerréotype pleine plaque. Dimensions : Plaque : 16,4 x 21,6 cm ; cadre : 29,2 x 23,7 cm. En l'état actuel de nos connaissances, il s'agit de la première vue photographique de l'histoire de Lyon. État : Très bon état malgré quelques rayures. Nettoyage récemment opéré par un restaurateur spécialisé (rapport de conservation disponible à la demande). Daguerréotype de grande qualité, permettant de voir les détails architecturaux de chaque bâtiment. Bibliographie : Le Monde Illustré, 17 décembre 1921 Provenance : Resté dans la famille de l'artiste jusqu'à ce jour. OEuvres en rapport : Il existe deux vues similaires de ce pont conservées aux archives municipales de Lyon sous les références : P0546 S 0124 et P0546 S 0134 (il s'agit de négatifs sur verre). On remarque que les vues conservées aux archives de Lyon montrent trois arches du pont, sans laisser voir la rive opposée du fleuve. Le vieux pont au change : Le vieux pont de pierre avait été consacré en 1070 par l'archevêque HUMBERT, construit en réutilisant des matériaux d'époque romaine. Il comportait sept arches dont l'arche merveilleuse (à droite sur la plaque) surmontée de maisons hautes de parfois 3 ou 4 étages habitées par des orfèvres. Détruit en 1842 il ne reste que quelques gradins face à église Saint-Nizier pour marquer la place. Une notice écrite au dos par un membre de la famille RICHARD retrace succinctement la vie de l'auteur. « Vieux Pont à Lyon. Daguerréotype exécuté vers 1845 par Félix Richard ingénieur, physicien, opticien né à Lyon en 1809, mort à Paris 1876. Quatre fils : Albert, directeur artistique de la faïencerie de Montereau. Jules, ingénieur du Vérascope. Félix-Max et Georges qui furent en tête de la phalange industrielle, laquelle créa l'Automobile et l'aviation. » En contemplant cette magnifique plaque, avec ses dimensions et sa composition remarquables, et en tenant compte de l'existence d'au moins une seconde plaque similaire (publiée dès 1923, considérée comme la plus ancienne de Lyon), nous pouvons envisager la présence d'un opérateur déjà expérimenté aux côtés du jeune Félix Richard. Enfin, en notant que la chambre daguerrienne était positionnée à la fenêtre de cet opticien audacieux qui a, par la suite, consacré sa vie à la photographie, nous pouvons noter des similitudes avec les célèbres premières séances publiques chez l'opticien parisien Lerebours, où la vue emblématique du Pont Neuf a été daguerréotypée à plusieurs reprises depuis sa fenêtre.
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