LIFAR Serge [Kiev, 1905 - Lausanne, 1986],... - Lot 303 - Oger - Blanchet

Lot 303
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Estimation :
25000 - 30000 EUR
LIFAR Serge [Kiev, 1905 - Lausanne, 1986],... - Lot 303 - Oger - Blanchet
LIFAR Serge [Kiev, 1905 - Lausanne, 1986], danseur et chorégraphe français, d'origine russe. Exceptionnel ensemble sur la création de la pièce « Icare » de Serge Lifar : 1) Serge Lifar : Manuscrit autographe signé intitulé « Icare Légende Chorégraphique ». Juin 1935 ; 4 pages in-4°. Quelques ratures et corrections. Ce manuscrit est le texte original qui sera publié dans le programme de "académie nationale de musique et de danse 1935" qui sera la première représentation du Ballet. « Icare, fils de Dédale, selon la mythologie grecque, a succombé dans une tentative audacieuse le premier explorateur de "l'air" : muni des ailes fabriquées par Dédale, son père, il s'était élevé si haut que la chaleur du soleil, dont il s'était trop approché, fit fondre la cire dont étaient faites les jointures de son appareil et il fut précipité sur le sol. Tel est le sujet que développe cette légende chorégraphique. Des jeunes gens jouent sur une rive escarpée de la mer hellénique. Survient Dédale, portant les ailes qu'il vient de fabriquer. [...] Dédale attache les ailes aux épaules de son fils. Icare essaie de voler mais il n'y parvient pas et tombe à plusieurs reprises sur le sol. Les jeunes gens le considèrent étonnés jusqu'à ce que des jeunes filles les entraînent à leur suite. Resté seul avec son fils, Dédale l'exhorte à renouveler son effort. Et voilà que les ailes du héros se mettent à frémir et que, tendues, par le souffle aérien elles élèvent l'homme dans l'azur ». On joint un exemplaire du programme signée par Serge Lifar en très bon état. 2) Partition autographe signée Serge Lifar titré « ICARE », Théâtre National de l'opéra, Paris 1935 ; 5 pages in-folio. Très nombreuses annotations au crayon de papier ( rideau, les hommes vont se placer, notes de musique, jeunes gens, jeunes filles, attention chef électricien ...) grande signature au crayon rouge "BECKER" sur la page de couverture. 3) Brouillons musicaux d'Arthur Honegger. 5 pages in-folio dont 2 au crayon de papier. Annotations manuscrites « Icare -Préludes- Rythmes de Serge Lifar orchestrés par A Honegger » 4) Correspondance de Serge Lifar et Arthur Honegger durant l'année 1935 pour la conception de Icare et 1 lettre adressée à Jacques Rouché sur le projet de décor proposé par Dali : - Serge Lifar : • 1 Lettre dactylographiée signée. Paris, 2 mai 1935 ; 1 page 1/3 in-4°. Il vient « de terminer un ballet où le rythme naît de la danse » et demande de l'aide à Arthur Honneger pour trouver « quel est l'instrument qui doit scander mes rythmes». Il explique également dans cette lettre le nom donné à son nouveau ballet : Icare. • 1 lettre autographe signée avec 4 dessins adressée à Jacques Rouché (directeur de l'Opéra). Paris, 11 mai 1935 ; 9 pages in-8°. « Ainsi que nous l'avons convenue, j'ai vu Salvadore Daly au sujet d'Icare. [...] le Surréalisme est une conception excellente et sa transformation de l'art en matière, son néo-romantisme - tout extérieur - sont pleins d'intérêt. [...] Daly était ravi de collaborer avec moi et de travailler pour l'opéra, mais, malheureusement notre tentative n'a pas abouti. Hier il m'a fait voir ses esquisses. Voici d'abord pour les décors : Le rideau se lève avant la musique et découvre une toile très belle. Celle-ci se lève à son tour et démasque un rideau de fond, on ne peut plus ridicule, avec trente motocyclette en marche. Pour les costumes : un Icare complètement nu, coiffé d'un énorme petit pain au lait, avec une mouche au dessus du front, sur un fil de fer. [...] pour figurer les ailes, Daly m'a proposé une excellente paire de béquilles - pourquoi pas un morceau de vieux pneu sur le bout du nez? [...] A la fin du ballet il propose que l'on fasse venir un prêtre installé dans un cercueil comme dans une périssoire, , ramant avec une cuillère pour ramasser Icare à la petite cuillère. Comme j'étais stupéfait et ne savais pas comment me tirer de là. Il m'a répliqué qu'Elloire [Eluard] et Aragon étaient entièrement d'accord avec lui. [Nous sommes face à une maladie communisante [...] qui a l'air de passer en Russie, mais qui, ici, est malheureusement soutenu par des gens soutenu par des gens qui n'ont rien à faire et crèvent d'argent, par nos amis comme Marie Laure de Noailles, [...] Etienne de Beaumont, Picasso, [...] La princesse de Polignac [...] qui proposent la pourritures au peuple, en guise de beauté. Seule notre ami Coco Chanel , qui sait y voir clair, s'amuse beaucoup et ne se laisse pas faire. Je vous remercie, cher monsieur Rouché, de me soutenir dans mon audacieuse entreprise, mais je suis obligés, pour une fois, de vous demander de me donner un peintre, disons, modérément classique. Il est impossible qu'un principe musical nouveau soit compromis par une absurdité. ». - Arthur Honneger : 1 lettre autographe signée adressée à Serge Lifar à qui il adresse quelques conseils pour la musique de Icare. "Hôtel Métropole de Bruxelles", 16 mai 1935 ; 1 page 1/2 in-8°. « Ton projet ballet bâti sur des ryth
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