PLANCHE Gustave [Paris, 1808 - id., 1857],... - Lot 265 - Oger - Blanchet

Lot 265
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PLANCHE Gustave [Paris, 1808 - id., 1857],... - Lot 265 - Oger - Blanchet
PLANCHE Gustave [Paris, 1808 - id., 1857], critique français. 11 lettres autographes signées adressées à Achille Ricourt, directeur de L'Artiste. 1831-1833 ; 7 pages in-4 et 5 pages in-8, avec adresses. Intéressante correspondance d'un critique littéraire, collaborateur de Ricourt pour L'Artiste. La première lettre, datée du 26 avril 1831, est pour se plaindre de la manière leste et cavalière de l'imprimeur Alexandre Mesnier qui est son créancier. Au mois d'août suivant, il s'adresse à Ricourt comme à un cher ami pour lui annoncer son article sur le sculpteur Pierre Puget et lui demander de l'argent : « Je m'aperçois que la pauvreté me tourne la tête et me pousse à la stupidité ». ─ 8 août 1831 : « Je n'ai rien compris au conte fantastique de Balzac [Le Chef-d'oeuvre inconnu, paru dans le numéro de L'Artiste de juillet-août 1831]. Mais comme spéculation, vous aviez raison de prendre sa marchandise. […] Je pense même en dehors de toute considération personnelle, qu'il importe à votre entreprise de mener de front l'histoire de l'art et la critique des contemporains ». Il parle de Janin, de Pradier dont l'oeuvre a été estropiée par le dessinateur de L'Artiste. Le 19 septembre suivant, il s'étonne que son article sur Puget n'ait pas encore paru et lui assurant que ses critiques sur le théâtre italien sont de qualités, lui promettant un commentaire sur le Salon dès qu'il sera terminé. ─ 16 décembre : où il est toujours question de son besoin d'argent, ainsi que d'un article sur Feuilles d'automne [Victor Hugo venant de faire paraître son recueil chez Renduel], rappelant que Ricourt lui avait promis un exemplaire sur papier de Chine, « que j'avais destiné à une belle dame. Renduel m'en a donné un exemplaire ordinaire et en son nom ». Il réclame avec insistance que Ricourt le paye pour ses articles : « J'ai dépensé pour vous les dernières gouttes de ma pensée […] Je ne puis aller plus loin, sans m'avilir et m'humilier. Mieux valait me chasser que de m'accueillir et me tendre la main pour m'abandonner ensuite, si cruellement. Je ne supporterai pas plus longtemps les regards importuns d'une foule curieuse et insultante ». Leurs relations semblent s'apaiser avec la dernière lettre, datée du 25 novembre 1833 : « Mon cher Achille, je vous donnerai un article mercredi 27 vers 4h. Vous seriez bien aimable de m'envoyer un billet pour le Théâtre français, une stalle de balcon. Je désire que ce soit un jour où Mlle Mars jouera et de préférence je voudrais les Enfants d'Edouard [tragédie de Casimir Delavigne d'après Shakespeare] ».
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