LITTERATURE - JOHANNOT : 3 lettres autographes... - Lot 132 - Oger - Blanchet

Lot 132
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LITTERATURE - JOHANNOT : 3 lettres autographes... - Lot 132 - Oger - Blanchet
LITTERATURE - JOHANNOT : 3 lettres autographes signées adressées à Achille Ricourt. [13 août 1831, 25 novembre 1835] et sans date ; 4 pages in-8° et 1 page in-12°, avec adresses. Au directeur du journal L'Artiste, dont une complétée par son frère Tony Johannot. ─ « J'ai vu Hugot [sic] ce matin et il est persuadé que vous lui serez favorable dans votre journal. Il m'a dit vous avoir à votre demande remis des vers de sa pièce et il vous regarde pour ainsi dire comme engagé vis-à-vis de lui. […] Ce qui est sûr, c'est que vous en ferez un ennemi à tout jamais et je craindrais que cela ne puisse nuire à votre journal si vous n'en dites pas de bien n'en dites demain, pas de mal ». Et en post-scriptum : « Je vous donnerai un dessin, je ne puis faire autrement, lui en ayant parlé lors de la répétition. Mon intention était déjà de vous en offrir un autre sans vous demander d'argent, ce sera celui-là si vous le voulez ». Le 11 août 1831 avait eu lieu la première représentation de Marion de Lorme. ─ [25 novembre 1835]. Il n'a pas oublié la promesse d'un dessin pour L'Artiste mais attend une réponse de la pat de Furne. Tony Johannot poursuit cette lettre, enchanté que Ricourt soit content du dessin qu'il a envoyé et lui en promet d'autres pour la semaine. « Quant à L'Artiste, vous savez combien je lui suis dévoué et combien je déteste toute concurrence qui pourrait lui nuire ». ─ Alfred Johannot demande l'envoi d'une somme qu'on lui doit : « J'ai à payer ai compté là-dessus. Mille pardons, mais c'est la presse qui me fait vous importuner ainsi. Je n'arrive à décider s'il faut supposer qu'il s'agit de Victor Hugo ou non ??? ». - Jules JANIN : Lettre autographe signée adressée à Achille Ricourt directeur de L'Artiste. [1836] ; 1 page in-8 sur un bifeuillet avec adresse. Il envoie un article refait et lui annonce deux autres dont un sur George Sand, « écrit avec le plus grand soin. Et c'est à présent une des meilleures choses que j'ai faites ». Puis il lui demande une avance de 500 francs, à rembourser dans les trois mois, pour lui éviter d'être ruiné. Cet article sur Sand, paru d'abord dans L'Artiste puis repris dans la Biographie des femmes auteurs contemporaines françaises, débutait ainsi : « Qui est-il ou qui est-elle ? Homme ou femme, ange ou démon, paradoxe ou vérité ? Quoi qu'il en soit, c'est un des plus grands écrivains de notre temps » - François PONSARD : Lettre autographe signée à Achille Ricourt, directeur de L'Artiste et lettre autographe signée à Jules Janin, jointe, avec enveloppe. Vienne 16 juin 1843 ; 4 pages in-8°. Belle et longue lettre du jeune dramaturge, écrite quelques semaines après la création de Lucrèce, avec Marie Dorval dans le rôle-titre. Cette première tragédie de Ponsard fut acclamée par les adversaires du théâtre romantique incarné par la pièce de Victor Hugo, Les Burgraves, créée quelques jours seulement avant Lucrèce. Ponsard s'est réfugié à Vienne où il a été reçu à coups de banquets et de toasts, « mais j'ai insisté pour que les journaux de la localité ne les reproduisent pas de peur de vos bavards de là-haut ». Il se dit très heureux de sa liberté et de sa tranquillité retrouvée, louant la bière de Vienne, ne se souciant plus de Paris ni des journaux. Il a cependant pris connaissance du feuilleton signé Jules Janin dans le Journal des Débats : « Il y a du sucre pour la pièce et du poivre pour l'auteur. Mais je ne lui en veux pas. Je me trouve si à mon aise ici, dans cette nouvelle liberté d'esprit que je n'ai point de mauvaise humeur. Janin a été bien froid à la fin, mais il a été chaud avant et pendant la première représentation. Je lui en suis reconnaissant ». Mais Ponsard ne réagira à aucune critique, si ce n'est à la Revue des Deux Mondes « si Buloz m'attaque personnellement comme individu privé (alors je lui montrerais les dents), je n'écris à Janin que parce que je me rappelle qu'il a été le premier qui m'ait accueilli et que j'ai peut-être été un peu froid moi-même en voyant sa froideur ». En post-scriptum, il indique avoir lu le dernier numéro de la dite revue : « Là finit la guerre. On ne m'attaque pas comme homme, et je n'ai rien à dire. Ils m'y jettent encore au nez ce sonnet à Madame Dorval comme si j'en avais autorisé la publication. Que le diable emporte les indiscrétions et les indiscrets de façon qu'il n'y ait plus sur la terre. Que vous et les gens qui vous ressemblent ». Ponsard joint à sa lettre celle destinée à Janin, laissant à Ricourt le soin de décider de la lui remettre ou de la brûler. Il remercie le critique de sa bienveillance et d'avoir été le premier à s'être déclaré en faveur d'une pièce signée d'un nom tout à fait inconnu, répétant qu'il ne se chargera pas lui-même de sa défense, en cas d'attaque, et précisant qu'il n'a écrit que deux fois aux journaux, une fois à la Gazette de France pour dégager sa responsabilité de vers, faits au collège et imprimés sans son consentement, et une autre fois au Constitutionnel, pour s'excuser auprès de Monsieur Viennet
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